Les compétences

Accueil Remonter Qui sommes-nous ? Que faisons-nous ? Nous contacter Le sujet du mois Adhésion Les informations Le droit de savoir Les liens

 


 

La Cour de Justice

des Communautés européennes


Les compétences

 

La Cour de justice a pour mission d'assurer le respect du droit dans l'interprétation et l'application des traités constitutifs des Communautés européennes ainsi que des dispositions arrêtées par les institutions communautaires compétentes.

 

Pour mener à bien cette tâche, la Cour a été dotée, entre autres, de larges compétences juridictionnelles, qu'elle exerce dans le cadre des diverses catégories de recours ou de la procédure ru renvoi préjudiciel.

 

Les diverses formes de recours

 

Le recours en manquement Il permet à la Cour de contrôler le respect par les États membres des obligations qui leur incombent en vertu du droit communautaire. Cette procédure peut être engagée soit par la Commission - c'est, en pratique, le cas le plus fréquent -, soit par un État membre. Si la Cour constate le manquement, l'État est tenu d'y mettre fin sans délai.

Si, après une nouvelle saisine par la Commission, la Cour reconnaît que État membre concerné ne s'est pas conformé à son arrêt, elle peut lui infliger le paiement d'une somme forfaitaire ou d'une astreinte.

 

Le recours en annulation Il permet aux États membres, au Conseil, à la Commission et, sous certaines conditions, au Parlement, de demander l'annulation de l'ensemble ou d'une partie des dispositions communautaires et aux particuliers de demander l'annulation des actes juridiques qui les affectent directement et individuellement.

Il donne ainsi à la Cour la possibilité de contrôler  la légalité des actes des institutions communautaires. Si le recours est fondé, l'acte contesté est déclaré nul et non avenu.

 

Le recours en carence Il permet à la Cour de contrôler la légalité de l'inactivité des institutions communautaires et de sanctionner leur silence ou leur inaction.

 

L'action en réparation Cette action, fondée sur la responsabilité non contractuelle, permet à la Cour de déterminer la responsabilité de la Communauté pour les dommages causés par les institutions ou les agents dans l'exercice de leurs fonctions.

 

Les pourvois Enfin, la Cour de justice peut être saisie des pourvois limités aux questions de droit contre les arrêts prononcés par le Tribunal de première instance dans les affaires de sa compétence.

 

Le renvoi préjudiciel La Cour exerce également des compétences moyennant une autre procédure très importante.

En effet, si la Cour est, par sa nature, la gardienne suprême de la légalité communautaire, elle n'est pas pour autant la seule juridiction habilitée à appliquer le droit communautaire.

Les tribunaux de chacun des Etats membres sont, eux aussi, des juridictions communautaires dans la mesure où :

- reste soumise à leur contrôle l'exécution administrative du droit communautaire, qui est confié pour l'essentiel aux organes de l'administration des Etats membres;

- un grand nombre de dispositions des traités et du droit dérivé (règlements, directives, décisions) créent directement des droits individuels au bénéfice des ressortissants des Etats membres, qu'ils sont l'obligation de sauvegarder.

 

Pour assurer l'application effective de la législation communautaire et éviter que les disparités entre les règles d'interprétations applicables par les différents tribunaux nationaux ne puissent conduire à une interprétation divergente du droit communautaire, les traités ont institué la procédure du renvoi préjudiciel qui, sans créer des liens hiérarchiques, a institutionnalisé une coopération fructueuse entre la Cour de justiceet les juridictions nationales.

 

Ainsi, dans les affaires mettant en cause le droit communautaire, les juges nationaux, en cas de doute sur l'interprétation ou la validité de ce droit, peuvent, et parfois doivent, se tourner vers la Cour pour lui poser des questions dans le cadre d'un renvoi préjudiciel.

 

Ce système, dont les avantages sont largement démontrés par le grand nombre de renvois introduits depuis la création de la Cour, garantit au droit communautaire une interprétation uniforme et une application homogène dans l'ensemble de la Communauté.

 

Cette procédure, en assurant une coopération permanente entre les juridictions nationales et la Cour de justice, fait ressortir de manière précise que les juridictions nationales sont également des garants du droit communautaire.

 

C'est aussi dans le cadre des renvois préjudiciels que tout citoyen européen peut faire préciser les règles communautaires qui le concernent.

 

En effet, bien que ce renvoi ne puisse être formé que par une juridiction nationale, seule habilitée à se prononcer sur son opportunité, toutes les parties concernées peuvent participer à la procédure engagée devant la Cour de justice.

 

Enfin, il ne faut pas oublier que plusieurs grands principes du droit communautaire ont été fixés sur la base de questions préjudicielles, parfois posées par des juridictions dont les décisions étaient encore susceptibles d'un recours juridictionnel de droit interne.

 

Quels sont les effets d'un arrêt rendu par la Cour de justice à la suite d'une demande de décision préjudicielle ?

 

La Cour de justice statue en droit, ce qui veut dire qu'elle précise quelle est la situation en droit communautaire. La juridiction nationale destinataire de la réponse devra appliquer au litige dont elle a à connaître le droit tel qu'il a été interprété par la Cour, sans le modifier ni le déformer.

 

De même, l'arrêt en interprétation de la Cour est susceptible de guider d'autres juridictions qui seraient saisies d'un problème matériellement identique à une question ayant déjà fait l'objet d'une décision à titre préjudiciel.

 


 

Les compétences du Tribunal de première instance

 

Le Tribunal est compétent actuellement pour se prononcer en première instance :
sur tous les recours en annulation, en carence, en réparation formés par des personnes physiques ou morales, contre la Communauté;
sur les recours formés contre la Commission, en vertu du traité CECA, par les entreprises ou associations d'entreprises;
en matière de litige entre la Communauté et ses fonctionnaires et agents.

 

Le traité sur l'Union européenne permet, à l'avenir, sur décision du Conseil, de transférer toute autre catégorie d'affaires au Tribunal, à l'exception des affaires préjudicielles.

 


 

Précédente Accueil Remonter Suivante

 

page actualisée le samedi 26 février 2000